Le Syndrome de la bonne élève : Suis-je concernée?

Le syndrome de la bonne élève - aussi appelé syndrome de la fille parfaite ou de la femme parfaite – est un ensemble de comportements adoptés par une personne, pensant répondre aux attentes de son entourage dans le but de se faire accepter et aimer. C’est sa manière à elle de s’adapter à son environnement et d’y assurer sa survie.

J’ai choisi de traiter le sujet du « Syndrome de la bonne élève » au féminin, car il est flagrant chez la gente féminine à qui, depuis des générations, on a transmis des injonctions très fortes poussant la femme à se mettre au service des autres (mari, enfants, parents..). N’y trouvez aucun propos féministe, ce n’est nullement l’intention de cet article et pas du tout le but de mes propos. Pour les hommes qui me lisent, il est vrai que vous êtes aussi nombreux à avoir reçu ce type d’injonctions. Alors, je vous invite à faire le parallèle avec vos propres expériences, et à laisser vos commentaires pour enrichir les échanges avec d’autres lecteurs.

Ceci étant clarifié, allons-y !

Le syndrome de la bonne élève
Le syndrome de la bonne élève

Une définition du syndrome

Le syndrome de la bonne élève – aussi appelé syndrome de la fille parfaite ou de la femme parfaite – est un ensemble de comportements adoptés par une personne, pensant répondre aux attentes de son entourage dans le but de se faire accepter et aimer. C’est sa manière à elle de s’adapter à son environnement et d’y assurer sa survie.

Aux origines du syndrome de la bonne élève 

Cela commence dès le plus jeune âge quand la petite fille pense, de manière inconsciente souvent, que c’est en travaillant dur à l’école et en récoltant de bonnes notes,
qu’elle se fera aimée par ses professeurs et ses parents. Elle veut montrer qu’elle sait, qu’elle a bien appris sa leçon, mais se fait souvent petite, se montre discrète et prend peu de place, car elle a peu confiance en elle.

Pour faire sa place au sein de sa famille, elle mettra beaucoup d’énergie à faire plaisir aux membres de sa famille, à ne pas être un problème pour ses parents, en acceptant de faire passer ses besoins après ceux de ses proches.

Elle tentera par ailleurs en toute situation  de passer pour irréprochable et à vouloir constamment rechercher un niveau de perfectionnisme élevé autant au niveau de sa personne que de ses actions et ses comportements. Si elle n’y parvient pas, c’est un sentiment de culpabilité, de honte et/ou de colère qui va se manifester en elle.

Ces personnes ont reçu dans leur enfance des injonctions telles que « fais plaisir à ta mère», « une cuillère pour papa », « ne sois pas égoïste », « ce n’est pas gentil ce que tu fais là », mais aussi certaines invitant à ne jamais être satisfait de soi-même du type « tu peux mieux faire » etc.

Les symptômes de la bonne élève :

  • se montre studieuse et sage
  • pense qu’elle n’a pas le droit à l’échec
  • obnubilée par le besoin d’être irréprochable
  • se sent mal quand elle se trompe
  • polie et serviable

 Vous vous reconnaissez, du moins en partie ? alors vous êtes certainement atteinte du syndrome de la bonne élève. Tant mieux ! A présent, vous savez nommer la cause de votre mal-être que vous ressentez dans certaines situations.

Si vous en avez le courage, attachez votre ceinture et continuez à lire. Apprendre à se connaître peut faire peur et parfois être douloureux, mais c’est le signe d’une prise de conscience, d’une meilleure connaissance de soi, d’un renouveau et d’une transformation à venir !

La blessure fondamentale de la bonne élève

Nous avons tous des blessures qui nous viennent de notre enfance, voire dès notre naissance. Pour vous donner des pistes de réflexion, j’ai identifié de deux blessures principales dont peut souffrir la « bonne élève. Je vous invite bien évidemment à faire preuve de discernement et à vérifier par vous-même.

Tout d’abord, selon moi la « bonne élève » souffrirait de la blessure du rejet, qui selon Lise Bourbeau auteure du livre best-seller « Les 5 blessures de l’âme qui empêchent d’être soi-même », la décrit comme étant LA blessure faisant le plus souffrir car elle touchent l’être directement.

Bien sûr, selon chaque personne l’intensité de la blessure sera différente en fonction de son histoire, ses prises de conscience, ses progrès personnels etc. Pour savoir si vous souffrez de cette blessure, il suffit de vous observer dans un miroir.

En effet, selon Lise, les personnes souffrant de la blessure de rejet – vécu avec le parent du même sexe – ont généralement un physique mince voire maigre, avec peu de courbes et d’une apparence tonique.

La personne vivant le rejet adoptera le masque du fuyant, pour fuir les situations qu’elle interprète comme étant dangereuses pour elle.

Par ailleurs, dans le but de dissimuler la blessure de rejet, […] « le jeune enfant qui s’est senti rejeté pour une raison ou pour une autre
tente de ne plus l’être en étant le plus parfait possible. Il décide donc de se contrôler davantage et de devenir tellement parfait qu’il ne sera jamais rejeté. C’est ainsi qu’il se rée le masque de rigide » […], cachant ainsi sa blessure d’injustice.

Ces blessures sont extrêmement bien décrites dans le livre de Lise Bourbeau, que je vous recommande plus que chaleureusement de lire.

Si vous souhaitez réagir, laissez un commentaire en bas de cet article.

Prochain article… « Quand la bonne élève rencontre la femme parfaite »

Joyeusement vôtre,

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