Les positions de vie ou positions sociales, formalisées par Eric Berne, le fondateur de l’Analyse Transactionnelle, correspondent à la façon dont on se positionne par rapport à nous-mêmes et par rapport aux autres. En d’autres termes, c’est la valeur que j’accorde à moi-même et à l’autre.

– Si nous avons une bonne image de nous-mêmes, nous sommes en accord avec nous-mêmes : OK+

– Si nous n’avons pas une bonne image de nous-mêmes, nous sommes en désaccord avec nous-mêmes : OK-

– Si nous avons une bonne image d’eux, on est en accord avec eux : OK+

– Si nous n’avons pas une bonne image d’eux, on est en désaccord avec eux : OK-

Il y a donc quatre Positions de Vie :

  •       La position +/+ (je suis OK / vous êtes OK) : je me respecte et je vous respecte, je vous accepte tel que vous êtes, je considère ce que vous me dites, je vous parle d’une manière adulte. Dans cette position de coopération la communication est constructive. La relation de confiance permet de progresser, résoudre les problèmes, négocier des accords gagnants/gagnants. 
  •       La position -/+ (je ne suis pas OK / vous êtes OK) : je me dévalorise par rapport à l’autre (« je n’ose pas le contredire », « tant pis, je vais m’arranger »; « il doit avoir raison »; « je ne veux pas l’embêter avec mes problèmes » ). L’autre vaut plus que moi. Dans cette position de dépendance/infériorité, les autres ont la solution, pas moi (ils savent, pas moi). Cette posture entraîne des comportements de passivité et de sentiments comme la frustration, la déception, la peur. La communication n’est pas constructive. 
  •       La position +/- (je suis OK / vous n’êtes pas OK) : je me valorise par rapport à l’autre (je suis plus compétent …  il ne comprend rien … mon problème est plus important….laisse je vais le faire… fais comme je te dis…). Je vaux plus que toi. Dans cette position de domination / supériorité, j’ai la solution, pas les autres (je sais, pas eux). Cette posture génère chez les autres : frustration, déception, rancœur. La  communication n’est pas constructive et le climat et les relations sont conflictuels.
  •       La position -/- (je ne suis pas OK / vous n’êtes pas OK) : je ne suis pas quelqu’un de bien, les autres non plus (je n’arriverai pas à le convaincre…ce n’est pas la peine de …ça ne sert à rien). Je ne vaux rien et vous non plus. Dans cette position de résignation je n’ai pas la solution, les autres non plus. Cette posture rare amène à ne pas agir, voire à ne pas communiquer. Inadapté au management.

Comment adopter un positionnement (OK+/OK+) ?

La position +/+ est la seule qui permettra de communiquer de façon constructive et de coopérer. C’est d’ailleurs le positionnement l’on trouve dans les relations amoureuses, amicales, complices….

Les autres positions +/- et -/+ sont fonctionnelles (positives) seulement si les intéressés acceptent la répartition des pouvoirs car cela convient au contexte, à la situation.  Dans ce cas, on s’accorde de la valeur et on en accorde aux autres.

Or, il arrive que les relations quotidiennes, les confrontations privées et professionnelles créent des tensions. Lorsque les problèmes surgissent, on risque de basculer dans une posture +/- ou -/+ dysfonctionnelle (négative).

Comment avoir le réflexe de voir ce qu’il y a de bon dans ce que dit notre interlocuteur, ce qu’il y a de positif dans une situation ?

Le coaching nous accompagne d’abord à conscientiser notre valeur et ce qui fait la valeur de nos interlocuteurs : nos/leurs connaissances, compétences, talents, capacités, qualités…

Le coaching nous accompagne ensuite à appréhender les situations de la façon la plus objective possible : à « garder la tête sur les épaules ».

Qu’est-ce qu’il y a de génial, d’intéressant dans son idée ?

Qu’est-ce qui est positif dans cette situation ? De quoi ai-je peur dans cette situation ?

Quels avantages ai-je à maintenir la situation telle qu’elle est ? Est-ce important pour moi ?

Que puis-je faire pour améliorer la situation ?

Quels sont ses besoins, ses priorités, ses préoccupations, ses contraintes ?

Cet article est la suite logique de : « Les 4(5) accords toltèques » et « L’assertivité »